Réflexions autour du coronavirus

Didier Sicard, médecin spécialiste des maladies infectieuses, attire notre attention sur la nécessité de remonter aux origines des pandémies afin de déterminer toute la chaîne épidémiologique, plutôt que de travailler en priorité sur « l’après », comment on répare, en élaborant des médicaments et/ou des vaccins. Cela appartient au domaine de la recherche, scandaleusement sous dimensionné dans la politique française. Par exemple, l’Institut Pasteur du Laos (aux portes des lieux où se situe l’origine de la pandémie actuelle) a vu son poste de virologue retiré par le ministre des Affaires étrangères français en novembre 2019 ! Peut-être le poste sera-t il recréé ?…

Il appartient aux politiques d’agir pour faire respecter l’interdiction du trafic international d’animaux sauvages et de leur consommation. La convention internationale qui l’interdit n’est pas respectée par la Chine; pour quelles raisons? culturelles? par intérêt? par incapacité?

Ce qui est essentiel c’est de lutter contre l’indifférence écologique : « on » laisse l’habitat traditionnel des animaux sauvages être détruit par une urbanisation massive, tandis que leur chasse et leur consommation participe à la propagation des virus. Cela a été aussi à l’origine du VIH à partir des chimpanzés et gorilles d’Afrique. Idem pour le virus Ebola (ou Fièvre Hémorragique Virale) qui a pour origine les chauves-souris qui transmettent aux grands singes, chassés et consommés…etc, virus qui revient périodiquement en provoquant une nouvelle épidémie.

Peu de choses ont été pensées et mises en oeuvre depuis la première épidémie du coronavirus  ou SRAS-1, dont l’origine était la même que l’actuelle pandémie.

Que va-t on faire pour prévenir la 3ème épidémie/pandémie ?

Alimentation et écologie

 Extrait de Bio Consom’info n°51 – Juin 2012 
 contact@bioconsomacteurs.org

Une journée végétarienne par semaine, c’est bon pour la planète


Le cinquième Sommet de la Terre s’est terminé ce 22 juin à Rio de Janeiro. Durant deux jours, 50 000 délégués de 150 pays ont placé l’avenir de la planète au coeur de leurs discussions : pollution, biodiversité, climat… C’était une occasion de changer le modèle agricole et alimentaire global. Cependant, rien n’a été dit à ce sujet. Pourtant, 1 milliard de personnes continuent de souffrir de la faim aujourd’hui.L’alimentation biologique part d’une prise de conscience écologique, sanitaire et/ou éthique, qui implique la consommation de produits issus de modes de culture et de transformation préservant la nature et les humains. Or la fabrication de produits animaux a un coût élevé (le prix en est la preuve !). Produire 1 kg de viande de bœuf nécessite 7 kg de protéagineux (soja, fèves, lentilles, pois…). Consommer directement des protéines d’origine végétale au lieu d’animaux qui les consomment permettrait donc de nourrir 7 fois plus d’humains !Pourtant, l’élevage continue son développement, avec 1,3 milliard d’animaux élevés et abattus en France. Symbole de réussite sociale, la consommation de viande a augmenté de 60% depuis 50 ans en Europe et prend des proportions vertigineuses dans les pays en développement. Au rythme de la croissance démographique mondiale, elle pourrait avoir doublé d’ici 2050.
L’élevage est l’activité humaine la plus productrice de GES (gaz à effet de serre). D’après la FAO (organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), la consommation de viande et de poisson représente 18% des émissions, soit plus que les transports.Réticents à l’idée d’introduire la culture d’OGM (organismes génétiquement modifiés) sur leur territoire, les Français restent paradoxalement muets, car souvent ignorent la réalité de leur présence dans la nourriture des animaux qu’ils consomment. Depuis qu’elle a abandonné la culture de protéagineux, à la fois fertilisants naturels des sols et sources économiques de protéines, la France ne peut subvenir seule à ses besoins en protéines pour nourrir les animaux.
Des milliers d’hectares de forêt amazonienne sont ainsi détruits au profit de la culture du soja OGM destiné aux élevages industriels du Nord, avec des conséquences dramatiques sur les écosystèmes, la santé des habitants et l’économie locale. Au Brésil, alors que 16 millions de personnes ne mangent pas à leur faim, plus de 50% du soja est génétiquement modifié.Réduire notre empreinte écologique et diminuer la faim dans le monde passe donc nécessairement par la remise à l’honneur des végétaux riches en protéines. La campagne « Lundi c’est végé », lancée par l’Association végétarienne de France, propose une journée végétarienne par semaine. D’après eux, si chaque Français adoptait cette habitude, cela reviendrait à supprimer l’équivalent des émissions de GES de plus de 5 millions de véhicules.
L’association locale Bio Consom’acteurs Réunion a repris cette idée dans son nouveau guide de la bio à la Réunion. La jeune antenne Bio Consom’acteurs Ile-de-France, créée en février 2012, est fière de compter trois végétariennes parmi ses membres actifs. Donnant l’impulsion vers un nouveau mode de consommation, nous nous sommes donné pour mission de redynamiser l’image de la bio, qui est plus que jamais la voie de l’avenir.

Cécile Hine
Administratrice de Bio Consom’acteurs
Secrétaire de Bio Consom’acteurs Ile-de-France

Voir aussi :

https://natuvie.wordpress.com/2010/03/03/lettre-naturopathique-de-mars-avril-2010/

Qu’est-ce que la bonne santé?

Voici un article que j’avais écrit en décembre 2010 pour la Newsletter du laboratoire Synphonat:

http://www.synphonat.fr/synphonat-newsletter-3-201012

Elisabeth